L’évolution de vos Dépenses de Vie Agréable (DVA) au cours de votre vie

L’évolution de vos Dépenses de Vie Agréable (DVA) au cours de votre vie

Les Dépenses de Vie Agréable (DVA) sont le montant d’argent nécessaire chaque mois pour que VOUS puissiez vivre VOTRE vie agréablement. Votre DVA est donc l’objectif à atteindre pour votre Revenu de Vie agréable (RVA) : le revenu dont vous avez besoin pour vivre agréablement sans vous priver.

Dans un article précédent, je vous ai expliqué vu comment calculer votre DVA. Je vais maintenant vous montrer :

  • Comment il évolue au cours de la vie.
  • Pourquoi il est important de connaître son évolution à l’avance.
  • Comment gérer les différentes périodes de votre vie pour essayer de toujours avoir des revenus en adéquation avec votre DVA.

Attention, l’exemple présent dans cet article est basé sur mon DVA et mon expérience personnelle. Votre DVA évoluera bien évidemment différemment selon votre définition de la Vie Agréable, votre famille et vos relations sociales.

Ce cas concret vous permettra déjà de vous faire une idée globale et vous donnera une base de travail à adapter.

L’évolution des besoins au cours de la vie

Votre DVA est en constante évolution au cours de votre vie. Il varie en fonction des grandes périodes de la vie. Voici par exemple un graphique qui montre l’évolution de mon DVA, de ma naissance à ma mort (que j’ai placé arbitrairement à 100 ans) :

Vous pouvez visualiser l’évolution de votre DVA au cours de votre vie en remplissant ce fichier Excel :

Cliquez ici pour télécharger le fichier

Connaître l’évolution de votre DVA au cours de votre vie vous permettra d’identifier les périodes qui risquent d’être difficiles et celles qui seront plus agréables. En ayant une vision claire, vous pourrez anticiper pour que les périodes de vaches maigres soient moins dures à traverser.

Un exemple concret : mon cas personnel

Dans mon cas, je découpe mon graphique en 7 grandes périodes :

A) « Enfance et études »

B) « Jeunes adultes »

C) « Parents de bébés »

D) « Parents d’enfants »

E) « Parents d’étudiants »

F) « Pré-retraite et retraite »

G) « Perte d’autonomie »

A) « Enfance et études » : des besoins très variables, mais peu de revenus

Cette phase bénie s’étend globalement sur toute l’enfance (de 0 à 23 ans). La particularité de cette période c’est que ce sont les parents qui paient presque tout. Je distingue ici une évolution en 5 étapes :

  • La petite enfance
  • L’école primaire
  • Le collège
  • Le lycée
  • Les études supérieures

Tout au cours de cette période, nos besoins sont faibles mais ils sont amenés à évoluer. Voyons comment.

La petite enfance (0-6 ans)

Cette douce période où notre seul problème est de savoir si l’on va dormir, manger ou pleurer très fort pour embêter papa et maman… Durant toute cette phase nous avons une vision très vague de l’argent. Notre DVA est a priori de 0 €. Ci l’on ressent un besoin particulier, la seule possibilité est de le demander aux parents… ou au Père Noël 🎅

L’école primaire (6-11 ans)

Ici les besoins commencent à se faire sentir et l’argent commence à prendre une petite place dans notre vie. A titre personnel, je me contentais de l’équivalent de 15€ / mois pour acheter mes bonbons et mon journal de Mickey. J’étais content et je n’avais pas besoin de plus.

Après cela varie en fonction des besoins de chacun. Si vous étiez un gros mangeur de friandises et que vous étiez un joueur compulsif de billes, vous aviez peut-être un DVA largement supérieur à 15 €.

Le collège (11-14 ans)

Alors, là on grandit. On commence à gagner en autonomie. Mon DVA était alors d’environ 100 € / mois pour satisfaire mes nouveaux besoins :

  • Vêtements à la mode
  • Jeux vidéos
  • Jeux de cartes à collectionner
  • Etc…

Mes parents ne m’ont jamais donné d’argent de poche, je ne débrouillais donc pour proposer de petits services dans le voisinage. C’était insuffisant et je commençais à ressentir les désagréments lié à l’écart entre mes revenus et mon DVA.

Le lycée (15-17 ans)

Là, on commence à avoir de l’acné, à découvrir l’amour, sortir avec les copains… Bref, on se prend pour un adulte et on découvre de nouveaux besoins. Entre les sorties avec les copains, les vêtements à la mode et ma collection de cartes Magic, ça commençait à faire beaucoup ! J’arrivai facilement à un DVA de 600 €/mois 💶💶💶 (évidemment, je me rends compte avec le recul que c’était n’importe quoi)

Rappelez-vous bien qu’il s’agit du DVA (les dépenses qu’on a besoin de faire pour avoir une vie agréable), ce n’est évidemment pas le montant d’argent dont on dispose chaque mois… L’écart entre le DVA d’un adolescent et l’argent dont il dispose réellement fait partie des points compliqués de cette période de la vie. J’en garde un souvenir amer.

Les études supérieures (18-23 ans)

En temps qu’étudiant, j’avais assez peu de besoin. En gros les études, mes activités de geek, mes copains et ma (future) femme me suffisaient pour mener vie agréable (mes parents payaient le logement, la nourriture, les transports et les frais d’inscriptions).

Je devais quand même financer :

  • Mes loisirs et mes sorties
  • Mes vêtements
  • Mes livres d’étude
  • Etc…

Mon DVA était donc peu élevé et tournait aux alentours de 400 €/mois. Finalement, j’avais moins besoin de besoin d’argent qu’au lycée ! Pour générer cet argent, Je travaillais l’été en centre de loisirs et je trouvais des bricoles à faire au cours de l’année (cours particulier, garde d’enfants, inventaire…). Mes revenus réels étaient en adéquation avec mon DVA, ni plus, ni moins, ce qui faisait que ma vie était agréable.

B) « Jeunes adultes » : Petits besoins et grands revenus

A 23 ans, j’arrive dans la vie active et je vis en couple avec ma (future) femme 🙂. Il fallait évidemment tout payer nous-même : nourriture, logement, transport… (voir le calcul du DVA pour avoir tout le détail). Nous avions des besoins assez modestes : petit appartement, voitures d’accassions, travail à proximité de notre logement, quelques sorties… Finalement, notre DVA était de 1.000 € par mois.

Nos deux salaires permettaient de gagner 3.000 € par mois, nous avions donc une vie plus qu’agréable. Ça laissait donc un excédent de 2.000 € par mois. C’était l’abondance ! On en a profité pour faire de beaux voyages et nous avons aussi beaucoup épargné.

Avoir un partenaire de vie et un énorme avantage financier : nos revenus sont multiplié par 2, sans augmenter les dépenses (1 appartement pour 2, 1 frigo pour 2…). Si j’avais été seul, mon DVA aurait été de 800 € par mois (soit à peine 200 € de moins), mais je n’aurais eu que 1.500 € de revenu.

C) « Parents de bébés » : Des petits trésors qui nécessitent beaucoup d’argent

L’arrivée des bébés a été une claque financière assez violente. Eh oui, ça coûte très cher ces petits amours. Notre DVA a grimpé en flèche car nous avons du faire face à de nombreuses dépenses :

  • L’achat d’une maison avec des chambres supplémentaires et un jardin.
  • L’achat d’une grosse voiture familiale.
  • Les meubles et le matériel (siège enfant, poussette, jouets…).
  • Les couches.
  • La crèche.
  • Les vêtements (qui ne durent que quelques mois)
  • Etc…

Bref, notre DVA été passé en quelques mois de 1.000€ par mois à 4.000€ par mois ! Pour une durée de 3 ans par enfant. 😱

Je peux témoigner que 5 années avec un déficit de 500 € par mois sur le DVA, c’est long 😓

Concrètement, ça veut dire qu’on ne pouvait plus faire toutes les choses qui rendent la vie plus agréables : pas de sorties, pas de vacances, pas de travaux d’amélioration du logement, pas d’achat de meubles, pas de petits plats… Nous n’étions pas pas dans le besoin, mais la vie était « rêche ».

Surtout, après avoir été habitué à 5 années d’abondance 😐

Point important : il faut toujours conserver une partie de son épargne. Nous avons acheté notre maison juste après la naissance de notre ainée. A ce moment là, nous avons fait une erreur : pour réduire au maximum le montant et la durée du crédit, nous avons mis l’intégralité de notre épargne dans l’apport du crédit. Si nous avions conservé une partie de cette épargne, les 5 années suivantes auraient été beaucoup plus douces.

C’est une erreur sans en être une car aujourd’hui nous payons moins de loyer bancaire, ce qui réduit notre DVA. Cet argent n’est pas perdu : il est « dans les murs de la maison ». Le souci c’est qu’on ne peut pas le récupérer facilement en cas de besoin.

D) « Parents d’enfants » : Vive l’école gratuite !

A partir du moment où les petits garnement entrent à l’école, les besoins sont moins importants et les dépenses diminuent sérieusement car on ne paie plus la crèche, les couches, une garde-robe intégrale tous les 3 mois, etc. Mais les dépenses restent quand même importantes. Eh oui, même si l’école est gratuite, il faut tout de même continuer à payer :

  • La nourriture
  • Les vêtements
  • Les fournitures
  • Les activités extra-scolaires
  • etc.

Durant cette période notre DVA a diminué progressivement de 4.000 € à 2.800 €. Non seulement le DVA baisse, mais nos revenus ont augmenté (mon entreprise est en croissance). On est de nouveau sur une période d’abondance et on gagne 2.000 € de plus que notre DVA (ce qui m’offre le luxe de rédiger ce genre d’article, qui ne rapporte rien 😉)

Lorsque les enfants seront au collège et au lycée, nous prévoyons des frais supplémentaires : abonnements téléphoniques, sorties avec les amis, vêtements plus chers, cours particuliers… Nous pensons que notre DVA sera de 3.200€ pendant cette période.

Aujourd’hui, nous avons 40 ans, nous sommes donc dans cette période de notre vie. Les prochaines étapes sont donc des prévisions, mais rien ne garantit qu’elles se réaliseront. La vie est pleine d’imprévus 👀

E) « Parents d’étudiants » : Le coût de massue

Lorsque nous aurons 47 ans, notre fille ainée devrait partir faire ses études. Son petit frère la suivra 2 ans plus tard. Le DVA augmentera alors beaucoup puisqu’il faudra payer :

  • Les universités
  • Les logements étudiants
  • Les factures courantes
  • Etc…

En fonction des études choisies, de leur durée et de la ville (le pays ?) où elles se dérouleront, la facture pourrait être très salée. Nous préférons prévoir un scénario d’études longues et chères pour ne pas avoir de mauvaises surprises, avec un coût de 1000€ par mois et par enfant, pendant 5 ans. Ca signifie donc que notre DVA sera de :

  • 4200 € par mois pendant 2 ans
  • 5200 € par mois pendant 3 ans
  • 4200 € par mois pendant encore 2 ans

Ce qui représente beaucoup d’argent 😅

Etant donné que nous savons que notre DVA sera très élevé pendant cette longue période, nous préparons déjà le terrain :

  • Nous remboursons d’avance notre prêt immobilier pour ne plus avoir de loyer bancaire lorsque les enfants entreront à l’université (notre épargne est « dans les murs de la maison »).
  • Nous mettons de l’argent de côté.

Les enfants finiront par eux aussi par prendre leur envol… et là, ce devrait être une nouvelle période d’abondance qui commencera pour moi et ma femme 🥳

F) « Pré-retraite et retraite » : l’Âge d’or

Vers nos 57 ans, la maison sera payée et les enfants seront partis vivre leur vie : nos dépenses s’effondreront. On ne se contentera cependant pas du même DVA que lorsque l’on était de jeunes adultes car on aspirera probablement à plus de confort. Nous pensons qu’un DVA de 1.500 € sera largement suffisant pour nous.

Vous noterez que sur le graphique, le DVA augmente régulièrement au cours de cette période. Tout simplement parce que notre santé va décliner (à moins qu’une révolution médicale se produise, ce qui n’est pas exclue). Nous prévoyons une augmentation du DVA d’environ 50€ / mois chaque année pour financer :

  • Les soins (kiné, optique, dentiste…)
  • Les médicaments
  • L’augmentation des cotisations de mutuelle
  • Les aménagements du logement
  • Etc…

En France et en Espagne, une partie des soins liées à la vieillesse sont pris en charge par l’Etat. Mais mieux vaut ne pas trop compter dessus car il suffit qu’un politicien appuie sur un bouton pour stopper ce système (sur une période de 50 ans, la probabilité est non négligeable).

Nos revenus sont basés sur du récurrent passif (ce point sera développé dans un autre article), nous ne devrions donc pas subir de grosses baisses de revenus. Nous profiterons du surplus d’argent pour commencer à préparer la claque de la perte d’autonomie. Eh oui, plus on anticipe, plus ce sera facile à vivre. Il est donc important de tirer profit de cette période d’abondance pour profiter de la vie mais également pour épargner et réaliser des placements (immobilier, actions, etc.).

Vu que la capacité de travail va en diminuant, il ne faut pas attendre le dernier moment pour s’y intéresser.

G) « Perte d’autonomie » : le début de la fin

Lorsque l’on devient octogénaire, il y a une grosse marche à franchir en terme de DVA. On est beaucoup moins vaillant et il n’est pas rare de devoir faire appel à une aide à domicile ou de devoir aller en maison de retraite. A ce moment-là le DVA peut facilement grimper à 5.000 € par mois.

Nous ne pourrons plus gagner d’argent car mêmes les revenus récurrents et passifs nécessitent un minimum d’entretien pour fonctionner. Il faudra donc trouver des placements qui soient gérés par d’autres personnes (immobilier, actions …).

Evidemment, le DVA chute à 0 € au décès. Il semble qu’on n’emporte rien avec soit en mourant. Dans le graphique, je l’ai mis à 100 ans. L’avenir me dira ce qu’il en sera vraiment 👀

Petite parenthèse

Je m’appelle François Tréca, je suis entrepreneur web depuis 15 ans. Je travaille sur le SEO, l’IA et les processus d’entreprises. Je publie uniquement si j’ai de nouvelles idées à partager.

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Fin de la parenthèse 🙂

Nous avons désormais identifié les revenus qui nous seraient nécessaires pour vivre agréablement à chaque période de la vie. Cependant, comme vous vous en doutez un peu, ce dont on a besoin pour vivre agréablement, n’est pas forcément ce que l’on gagne vraiment… Il est donc nécessaire d’anticiper cette évolution pour ne pas se cogner trop brutalement contre le mur de la réalité.

Pour résumer :

  • Le DVA (Dépenses de Vie Agréable) évolue fortement au cours de la vie.
  • Vous devez avoir conscience que ces variations existent et savoir les quantifier approximativement (remplissez le fichier Excel pour vous faire une idée).
  • Lorsque votre DVA est faible (périodes « jeune adulte », « parents d’enfants » et « pré-retraite »), vous devez préparer les périodes durant lesquelles le DVA sera élevé (périodes « parents de bébé », « parents d’étudiants » et « perte d’autonomie »).
  • Ne sous-estimez pas le pallier de l’arrivée des bébés, le changement de vie est brutal et l’augmentation du DVA aussi.
  • La vie n’est pas un long fleuve tranquille et votre joli graphique peut-être anéanti par un accident, une maladie, un divorce… Conservez donc toujours de l’épargne pour amortir les coups durs.

A votre tour !

Vous avez maintenant toutes les informations nécessaires pour calculer l’évolution de votre DVA au cours de votre vie 🙂

Utilisez le fichier Excel (en haut de l’article) pour obtenir votre graphique 👍

Si vous faites ce travail, n’hésitez à me l’envoyer par mail (freca@gmail.com), je serai curieux de connaître vos prédictions 😉

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